L’histoire des logiciels malveillants Mac (1982 à 2025)
Avant de plonger
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L’histoire des logiciels malveillants sur Mac s’étend sur plus de quatre décennies, à partir de 1982. C’est l’histoire de menaces en constante évolution et de mesures de cybersécurité pour les contrer.
Du premier virus Mac au malware complexe de 2025, chaque moment critique a façonné la manière dont les ordinateurs Macintosh comprennent et mettent en œuvre la sécurité.
Cet article explore ces événements marquants et met en lumière la lutte entre cybercriminels et défenseurs. Embarquons pour ce voyage :
Les années 1980 : Là où tout a commencé
1982 : Cloneur d’élans
L’histoire des logiciels malveillants sur Mac a commencé en 1982 avec l’émergence d’ Elk Cloner, le premier virus à affecter largement les ordinateurs Apple II.
Créé par un lycéen de 15 ans, Elk Cloner s’est propagé via une disquette, marquant un moment important dans l’histoire des virus informatiques.
Bien que considéré comme inoffensif, ce virus affichait un poème sur les ordinateurs infectés, alertant les utilisateurs de sa présence.
Il a démontré le potentiel des logiciels à diffuser du code malveillant, ouvrant la voie aux développements futurs en matière de sécurité informatique.
1987-1989 : L’essor des virus nVIR et HyperCard
Au fil de la décennie, la plateforme Macintosh a connu une augmentation des activités virales, notamment avec l’arrivée du virus nVIR entre 1987 et 1989.
Ciblant les fichiers système et Finder, nVIR se distinguait par l’utilisation de l’humour dans son message, exprimant son mécontentement envers Apple et l’état des virus informatiques à l’époque.
Cette époque a également vu l’émergence de menaces ciblant les piles HyperCard, telles qu’AutoStart 9805, qui exploitaient des fichiers apparemment inoffensifs pour propager des logiciels malveillants.
Les réponses à ces menaces ont jeté les bases de l’industrie antivirus, créant des outils comme Disinfectant pour lutter contre ces virus.
Les années 1990 : Une décennie de diversification
Les années 1990 ont marqué une époque charnière pour Macintosh, témoin à la fois de progrès technologiques et d’une augmentation des menaces de logiciels malveillants.
Cette période démontre comment l’ère numérique florissante, avec ses nouvelles opportunités et plateformes pour les utilisateurs, a simultanément ouvert les portes aux cybercriminels.
La diversification est devenue une caractéristique de la décennie, les auteurs de logiciels malveillants ayant exploré diverses pistes pour exploiter la base croissante d’utilisateurs d’ordinateurs Macintosh.
Des virus au niveau du système aux macro-malwares, les années 1990 ont été riches en défis qui ont mis à l’épreuve le courage des utilisateurs de Mac et des experts en sécurité.
1990-1995 : Virus MDEF, CDEF et macros Word
Le début des années 1990 a été caractérisé par la découverte et l’émergence de virus ciblant des parties spécifiques de Mac OS.
Les virus MDEF et CDEF, découverts entre 1990 et 1991, ciblaient les fichiers d’application et les fichiers système, mettant en évidence les vulnérabilités de l’architecture Mac.
Ces virus attaquaient les fichiers système et pouvaient infecter des documents et d’autres fichiers critiques.

Simultanément, cette période a vu l’avènement du virus de macro Microsoft Word, soulignant la menace multiplateforme pour les utilisateurs Mac et Windows.
Bien qu’ils soient totalement sûrs, ces virus ont nécessité une réévaluation des pratiques de sécurité numérique, exhortant les utilisateurs à installer des logiciels de protection et à éviter les téléchargements non vérifiés.
1998 : Les célèbres vers AutoStart
La dernière partie de la décennie a vu une évolution de la complexité des virus affectant les utilisateurs de Mac.
Un exemple frappant de 1998 est le virus FunLove, une menace multiplateforme qui a compromis les fichiers exécutables, entraînant des pertes et une instabilité du système.
Ces virus ont mis en évidence la sophistication croissante des logiciels malveillants, exploitant l’omniprésence croissante d’Internet pour infecter une gamme plus large de systèmes d’exploitation.

L’émergence de ces vers a marqué un bond en avant significatif vers l’ère des virus sur Internet, ce qui signifie la nécessité de défenses plus sophistiquées et d’une posture proactive en matière de cybersécurité parmi les propriétaires de Mac.
Les années 2000 : Les logiciels malveillants sur Mac gagnent en complexité
2004 : L’ère Renepo/Opener
En 2004, la découverte du cheval de Troie Renepo, également connu sous le nom d’Opener, a marqué un moment important dans la chronologie des malwares Mac.
Ce malware a mis en évidence les vulnérabilités de l’écosystème Mac, en particulier sous Mac OS X.
Renepo/Opener était connu pour être un malware multifonctionnel capable de désactiver la journalisation du système, de créer une porte dérobée pour un accès non autorisé et de télécharger des fichiers malveillants supplémentaires.
Sa sophistication a mis en évidence les menaces croissantes auxquelles sont confrontés les utilisateurs de Mac et a souligné la nécessité pour Apple de renforcer les fonctionnalités de protection d’OS X.
La réponse a été rapide, avec la sortie de Mac OS X 10.4 Tiger en avril 2005, qui a introduit plusieurs nouvelles mesures pour protéger les utilisateurs de Mac contre ces menaces multiformes.
2006 : L’infection Oompa-Loompa
L’année 2006 a vu l’émergence de Leap-A, également connu sous le nom d’Oompa-Loompa, le premier véritable virus découvert pour Mac OS X.
Cette infection a marqué un tournant, démontrant la vulnérabilité des systèmes Mac aux attaques ciblées. Leap-A s’est propagé via iChat, utilisant la technologie réseau Bonjour pour se propager sur les réseaux locaux.
Son objectif était de se répliquer sur d’autres systèmes, en présentant un moyen de propagation sophistiqué qui tirait parti de la nature sociale des applications de communication.
Bien que son impact ait été limité en raison de nombreux bugs dans son code, Leap-A a servi de rappel définitif du potentiel de menaces plus dangereuses à l’avenir.
Années 2010 : Menaces persistantes avancées et ransomwares
L’aube des années 2010 a apporté une évolution significative dans la complexité et la sophistication des logiciels malveillants ciblant les ordinateurs Mac.
Cette époque a été caractérisée par l’émergence de menaces persistantes avancées et de ransomwares, signalant un changement dans le paysage de la cybersécurité.
2011 : Le Trojan Flashback
Le cheval de Troie Flashback, découvert en 2011, a marqué un tournant dans l’histoire des logiciels malveillants spécifiques aux Mac. Se faisant passer à l’origine pour un installateur d’Adobe Flash Player, il exploitait des vulnérabilités de Java pour s’installer sans intervention de l’utilisateur.
À son apogée en avril 2012, on estimait que plus de 500 000 ordinateurs Apple étaient infectés, ce qui met en évidence l’impact généralisé de ce malware.
Le malware Flashback était important en raison de son ampleur et de sa capacité à créer un botnet de Mac infectés, que les attaquants pouvaient contrôler à distance.
2018-présent : L’essor de Shlayer et d’autres logiciels malveillants
Depuis 2018, le cheval de Troie Shlayer constitue une menace majeure pour les utilisateurs de Mac. Agissant principalement comme un téléchargeur pour d’autres logiciels malveillants, Shlayer exploite la confiance des utilisateurs en se dissimulant derrière des logiciels ou des mises à jour apparemment légitimes.
Cette stratégie lui a permis de devenir la menace Mac la plus répandue, soulignant le risque persistant de télécharger des logiciels à partir de sources non vérifiées.
La période de 2018 à aujourd’hui a également vu l’avancée des techniques de malware, notamment les charges utiles en mémoire uniquement qui laissent moins de traces sur le système.
Ces développements marquent la poursuite de la course aux armements entre les cybercriminels et les professionnels de la cybersécurité, les systèmes Mac étant fermement dans le collimateur des opérations virales avancées.
Types de logiciels malveillants ciblant Mac OS X
Dans l’écosystème diversifié des menaces de logiciels malveillants, il est essentiel de reconnaître que même si Mac OS X est confronté à des défis uniques en matière de logiciels malveillants, les menaces ne sont pas isolées sur une seule plate-forme.
Les logiciels malveillants Windows, spécialement conçus pour exploiter les vulnérabilités des machines Windows, représentent une part importante des menaces mondiales de cybersécurité.
Cela met en évidence la nature interconnectée de la sécurité numérique, où la compréhension et l’atténuation des menaces sur un système d’exploitation, tel que la plate-forme Windows, peuvent fournir des informations précieuses et des stratégies de défense applicables à d’autres systèmes d’exploitation, y compris Mac OS X.
Voici un aperçu plus détaillé des types de logiciels malveillants Mac que les utilisateurs peuvent rencontrer :
- Logiciel publicitaire : Ce type de logiciel malveillant inonde votre Mac de publicités indésirables, perturbant ainsi l’expérience utilisateur. Malgré les défenses de macOS, les logiciels publicitaires parviennent souvent à s’infiltrer, s’avérant être un problème persistant.
- Programmes potentiellement indésirables (PPI) : Les PPI, tels qu’Advanced Mac Cleaner et Mac Adware Remover, peuvent être trompeurs et inciter les utilisateurs à les installer. La vigilance est essentielle pour éviter ces applications intrusives.
- Ransomware : Bien que plus rares sur Mac, les ransomwares existent bel et bien au sein de l’écosystème. Ils chiffrent les fichiers et exigent un paiement pour leur libération. Des exemples comme KeRanger montrent que les Mac ne sont pas à l’abri.
- Mineurs de crypto-monnaie : Ces types de logiciels malveillants détournent les Mac pour extraire de la crypto-monnaie, ce qui entraîne une dégradation des performances et des dommages matériels potentiels.
- Logiciel espion : Les logiciels espions de grande envergure comme Pegasus constituent de graves menaces pour la vie privée, en collectant et en transmettant secrètement les données des utilisateurs sans leur consentement.
- Hameçonnage : Les tentatives d’hameçonnage peuvent entraîner des infections virales en incitant les utilisateurs à révéler des informations sensibles, telles que leurs coordonnées bancaires et leurs identifiants de connexion. Cela ouvre la voie au vol de données et à d’autres risques de logiciels malveillants.
- Cheval de Troie : Déguisés en logiciels légitimes, les chevaux de Troie franchissent les défenses de macOS, accordant parfois un accès à distance aux pirates.
- Attaques basées sur USB/Thunderbolt : Les exploits via des ports physiques comme USB et Thunderbolt démontrent l’importance des mesures de sécurité physique parallèlement à la vigilance numérique.
Malgré les mesures de sécurité robustes d’Apple, l’environnement macOS n’est pas à l’abri des menaces. L’arrivée des puces Apple de la série M a créé de nouveaux défis et opportunités pour les développeurs de virus.
Pour se protéger contre ces menaces, les utilisateurs doivent maintenir leurs systèmes à jour, faire preuve de prudence avec les applications inconnues et envisager des solutions logicielles de sécurité supplémentaires.
Comment Apple combat les logiciels malveillants
Dans le paysage dynamique de la cybersécurité, où les menaces évoluent rapidement, la plate-forme Mac n’a pas été exemptée d’attaques de logiciels malveillants sophistiqués.
Apple a développé et continuellement perfectionné un duo de défenses robustes pour protéger les utilisateurs et leurs données : Gatekeeper et XProtect.
Ces mécanismes incarnent l’engagement d’Apple en matière de sécurité, en fournissant des couches de protection qui s’intègrent parfaitement à l’expérience utilisateur tout en luttant activement contre les logiciels malveillants.
Gardien : Le chien de garde vigilant
Gatekeeper sert de première ligne de défense de macOS contre les logiciels malveillants.
Introduit avec OS X Lion et amélioré dans les versions ultérieures, son rôle principal est de garantir que seuls les logiciels de confiance s’exécutent sur la plate-forme Mac.
En vérifiant que les applications sont signées par un développeur Apple identifié avant de les autoriser à s’ouvrir, Gatekeeper réduit considérablement le risque d’installation par inadvertance de logiciels malveillants.

De plus, avec macOS Mountain Lion, Gatekeeper a introduit l’option de restreindre l’exécution des applications à celles téléchargées depuis le Mac App Store, offrant un niveau de sécurité encore plus élevé grâce au processus rigoureux d’examen des applications d’Apple.
XProtect : Le gardien silencieux
En complément de Gatekeeper, XProtect sur Mac se concentre sur l’identification et la neutralisation des menaces connues.
L’outil de détection de logiciels malveillants intégré de macOS analyse les applications téléchargées à la recherche de signatures de logiciels malveillants et bloque l’exécution des menaces reconnues.
Les définitions de virus de XProtect sont régulièrement mises à jour en arrière-plan, garantissant une protection contre les menaces émergentes sans nécessiter d’interaction de l’utilisateur.
Avec l’introduction de macOS 12.3, Apple a encore renforcé les capacités de XProtect avec XProtect Remediator, permettant des analyses système plus complètes pour détecter et éliminer les logiciels malveillants.
Grâce à cette approche multidimensionnelle, combinant prévention, blocage et correction, Gatekeeper et XProtect d’Apple forment une barrière robuste contre les logiciels malveillants.
Ces fonctionnalités soulignent l’importance de maintenir les mises à jour du système pour tirer parti des dernières améliorations de sécurité, aidant les utilisateurs à naviguer en toute sécurité dans le monde numérique.
L’avenir de la défense contre les logiciels malveillants sur Mac
Le paysage de la cybersécurité pour les Mac évolue, les créateurs de virus concevant constamment de nouvelles attaques.
Cette situation exige des stratégies de prévention fortes et une position proactive en matière de cybersécurité.
Apple améliore les fonctionnalités de sécurité d’OS X comme Gatekeeper et XProtect, mais les utilisateurs doivent également jouer leur rôle en restant informés et en pratiquant une bonne hygiène numérique.
S’attendre à des menaces virales avancées
Apple devrait renforcer ses défenses contre les logiciels malveillants sophistiqués, en se concentrant sur les vulnérabilités des navigateurs et des applications tierces. L’amélioration de l’apprentissage automatique pourrait jouer un rôle crucial dans la détection précoce des menaces.
Éduquer les utilisateurs
Il est essentiel de sensibiliser de nombreux utilisateurs à la reconnaissance du phishing et des logiciels malveillants.
Bien que les Mac offrent une protection solide, les logiciels antivirus tiers offrent des couches de défense supplémentaires, notamment contre des menaces spécifiques comme les ransomwares.
Conclusion : Une stratégie de défense unifiée
La protection des Mac contre les logiciels malveillants nécessite de combiner technologie, éducation et collaboration.
À mesure que les menaces de sécurité évoluent, une approche unifiée impliquant Apple, les professionnels de la sécurité et les utilisateurs sera essentielle pour maintenir un espace numérique sûr pour les utilisateurs de Mac.